SOPRA-STERIA : Fibre sociale – SSG – Novembre 2018

Réorganisation et risques (présentation du rapport SEXTANT sur les orientations stratégiques du groupe)

Le rapport met en lumière le manque de notoriété sur le digital, la restructuration RH et les difficultés qui ne vont pas manquer d’apparaître en particulier en régions.
Il souligne une organisation qui a fait ses preuves (culture entrepreneuriale, organisation agile, avec des process de décision court, maillage régional étendu avec pouvoir de décision local, image forte d’acteur local).
Cela s’est traduit par une croissance solide sur le marché, qui fait de Sopra Steria un des acteurs majeurs des services applicatifs, et un niveau de satisfaction client élevé.
Mais cette organisation se heurte aux évolutions du marché avec des écueils :

  • Des clients de plus en plus globalisés
  • Un développement local qui a souffert de la stratégie commerciale grands comptes renforcée ces dernières années.
  • Des pratiques RH en agence peu cadrées, ce qui s’est traduit par un turnover élevé et en croissance en 2018 (+1 point à 18%, selon la direction)
  • Une organisation qui pilote le delivery des projets, avec des pratiques différentes en fonction des agences y compris pour un même client
  • Une organisation qui nécessite beaucoup de temps et d’énergie pour se coordonner en interne en avant-vente ou sur le delivery, dans le cadre de projets nationaux de plus en plus nombreux
  • Des exigences trop fortes sur les directeurs d’agence

En conclusion,
La CGT appelle les salarié-e-s à rester vigilants quant à leur contenu de travail et les missions à venir car il n’est pas question, une nouvelle fois de payer les pots cassés éventuels de la nouvelle organisation et des aléas du marché. Il n’est pas question, alors même que la formation a subi un coup de rabot énorme que les mauvais résultat d’une filiale viennent amputer les salaires par des non-augmentations alors même que les résultats de SopraSteria Groupe sont bons (7,5% de marge).

Formation

A ce jour, le bilan formation est catastrophique en cette fin d’année.
A la fin du 1er semestre, il existe un retard de 6000 jours pour 37 000 jours réalisés.
Et un bilan de 3,20 jours de formation par salarié (hors contrat professionnel).
Motif : Les salarié-e-s doivent produire et donc ne peuvent pas se former.
Et il n’y aura pas de report en 2019.
L’objectif est de développer « l’agilité » (formation Agile avec cabinet externe).
La 1ère formation pilote est prévue pour la fin année.
Aujourd’hui ces formations faites en interne ne sont pas certifiées. Chaque salarié-e doit payer pour être certifié et ensuite il se fait rembourser.
250 salariés ont été formé sur le Cloud (Academy).
Il est prévu également 3 formations pilotes certifiantes de 10 à 12 jours. : RH, Coach, Pilotes de la transformation avec 2 organismes : Polytechnique (digital) et IGS (Gestion Sociale).
Il n’y a guère que les formations Sécurité obligatoire :

  • e-learning, pris sur les temps de repos,
  • 1 séance de 2 heure dispensée par un « Security officer », avec une fonction dédiée par site intitulée « Sensibilisation – Sécurité pour tous » (thèmes : Basiques de la sécurité, Security pocket guide, Security kit, Charte informatique)

qui fonctionnent…

A noter : le dispositif CPF (Compte Personnel de Formation) faisant suite au DIF (Dispositif Individuel de Formation) est réformé en 2019. Les salarié-e-s peuvent prétendre à toutes formations envisagées mais sur leur temps personnel (hors vue de l’employeur). Pour une formation en lien avec nos métiers, il faut faire une demande et obtenir l’accord de l’employeur (aller sur F2F pour s’enregistrer). A ce jour, à peine 40% du CPF est consommé !