En finir avec “L’hystérie”

En finir avec “L’hystérie”

Il est commun d\'attribuer aux femmes, souvent avec condescendance, une prétendue \"fragilité psychologique\" et de pointer leur vulnérabilité aux maladies psychosomatiques. Certes, les études en santé au travail montrent une fréquence accrue, chez elles, de troubles de santé mentale, et une étude européenne sur ces troubles en général (ESEMeD, 2004) constate chez 3 fois plus de femmes que d’hommes un état de stress post­-traumatique à vie. Et ce, en dépit de la très forte prédominance masculine des professions considérées comme les plus exposées à des événements violents : transports, police, armée, pompiers... Mais en revanche, on refuse de voir la plupart des maltraitances masculines, de prendre la mesure de leur fréquence et a fortiori, d\'interroger le lien entre celles­-ci et tant de troubles et d\'états pathologiques, par ailleurs généralement sous­estimés et dédaigneusement classés sous l\'étiquette \"hystérie\".

L’action syndicale face aux violences conjugales

L’action syndicale face aux violences conjugales

Garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s sur le lieu de travail est une responsabilité déterminante de l’entreprise, responsabilité assortie d’une obligation de résultats. Or, les violences hors travail débordent largement sur la sphère du travail, et ce de différentes manières, qui impliquent la santé et la sécurité de toute la communauté de travail. Par ailleurs, les violences conjugales et familiales ont un impact sur le travail et l’emploi mêmes des salariées qui les subissent, impact absolument pas pris en compte aujourd\'hui en France.