La Bastoche N°85

La Bastoche N°85

C’est un joli nom Camarade

Contrairement à ce qui est dit dans un document de la CGC, l’UNION POUR LA CRPCEN a toujours défini et défendu ses positions à la CRPCEN à l’unanimité après un débat libre et démocratique entre ses membres. L’objet de l’union n’a jamais été l’hégémonie de tel ou tel syndicat ou personne, mais d’être plus forts ensemble pour mieux défendre des orientations communes pour l’avenir de la CRPCEN. Rien d’autre ! Et une division qui affaiblit les forces de l’union est dommageable pour l’avenir de la caisse.

Par ailleurs, la critique par la CGC de l’utilisation du mot “camarade” a des relents politiciens qui ont rendu nécessaire le recadrage fait au conseil d’administration de la CRPCEN par Pierre LESTARD dont c’était la dernière séance.

Déclaration de Pierre LESTARD au conseil d’administration de la CRPCEN

Pour mon dernier conseil d’administration, mettant un terme à 43 ans au service de la CRPCEN, j’ai cherché un thème d’allocution qui ne soit pas trop convenu.

Et c’est, étonnamment, la campagne électorale en cours qui me l’a offert, et plus précisément une polémique de la CGC à propos du mot “camarade“, vécu comme une sorte d’insulte.

Jean Ferrat nous l’a chanté : “C’est un joli nom camarade“.

Et c’est un mot qui ne doit pas être réduit à l’espace étroit d’un parti politique, sauf, pour ceux qui s’y laissent aller, à faire eux-mêmes de la politique politicienne dont ils se défendent pourtant.

Car si l’on se réfère au dictionnaire, le véritable sens de ce mot dépasse en effet le simple cadre politique ou syndical. C’est (je cite) : “Le compagnon avec lequel on partage une activité“. C’est donc un sens large et noble.

Pour l’appliquer au domaine professionnel et social, nous sommes camarades :

  • lorsque nous appartenons à une même communauté professionnelle, par exemple le notariat.
  • lorsque nous appartenons au monde syndical, quel que soit le syndicat.
  • lorsque nous appartenons à un même conseil d’administration, par exemple celui ici réuni.

Et ce, même s’il y a entre nous des divergences, dans le cadre d’un débat d’idées qui est la marque de la démocratie.

Au-delà de ce cadre, il me plait de citer les cérémonies commémoratives des armistices de 1918 et de 1945 dans mon village, auxquelles je participe assidûment. Dans son discours devant le monument aux Morts, le Président local des Anciens Combattants rend hommage (je cite) : “Aux camarades tombés au Champ d’Honneur“.

Alors, oui, c’est un joli nom camarade.

Je ne comprends donc pas la polémique des camarades de la CGC qui, au lieu de prendre de la hauteur, me semblent faire référence à un passé politique révolu, car le mur de Berlin est tombé voici presque 30 ans.

Aussi :

Vous, Madame la Présidente,

Vous Mesdames et Messieurs les représentants de l’Etat,

Vous, Mesdames et Messieurs les administrateurs, tous collèges confondus, compris les élus CGC,

Vous, Monsieur le Directeur, et par vous tous les agents et cadres de la caisse,

Oui, vous tous avec lesquels j’ai fait un bout de chemin, que je respecte profondément et auxquels je souhaite de continuer longtemps à bien servir et défendre la CRPCEN, vous êtes mes camarades.

Car, oui, c’est un joli nom “camarade”

Précision : la CGC a changé de position après l’arrivée de sa nouvelle Présidente qui nous a dit ne pas croire à l’avenir de la CRPCEN. Ce que, bien sûr, la CGC ne dit pas dans sa campagne électorale.