L’écho de la presta n°20 : Harpagon est de retour

L’écho de la presta n°20 : Harpagon est de retour

Naguère, pour augmenter les bénéfices, on développait ses affaires. Aujourd’hui, dans les grandes écoles de commerce, on vous apprend que cela n’est plus nécessaire, car il suffit de baisser les salaires, encore et toujours.

Apparemment les patrons de la branche ont bien assimilé ce revirement dans la politique sociale.

Malgré les aides dont bénéficient les entreprises de la branche, via la réduction des cotisations sociales édictées par François FILLON, et par le biais du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, ou peut-être à cause d’elles, le patronat en demande toujours plus.

« Vous ne voulez pas de nos miettes, alors mourrez de faim »

Voici en substance le message envoyé par les employeurs lors de la dernière réunion de négociations salariales, devant le refus des organisations syndicales de valider leurs propositions d’augmentation qui ne répondaient en rien aux besoins exprimés par les salarié-e-s et qui étaient même largement inférieures à la hausse du coût de la vie constatée en 2013.

Haro sur les droits sociaux !

Comme si la pression sur les salaires directs n’était pas suffisant, la délégation patronale a aussi dénoncé l’accord « Prévoyance » de la branche. Celui-ci permettant de couvrir les salarié-e-s contre les risques d’incapacité temporaire, d’invalidités ou de décès.

En effet, face à la montée du nombre d’arrêts de travail pour maladie de longue durée et donc des coûts induits par celui-ci, le patronat de la branche au lieu de tenter de comprendre les origines de ces arrêts (ou peut-être veut-il cacher sa responsabilité dans cette situation ?) a préféré « casser le thermomètre ». Et ainsi, il compte, de nouveau, faire des économies sur le dos des salarié-e-s.

Réveillons-nous !
Révoltons-nous !
Mobilisons-nous !

Contre cette austérité imposée par nos patrons, avec l’appui du gouvernement, nous devons réagir et nous rassembler afin de montrer à ceux qui nous dirigent qu’il est plus qu’urgent de mettre en œuvre une autre politique de répartition des richesses créées.

Nous vous invitons à manifester, le 1er mai, avec les millions de salarié-e-s de tous les secteurs pour un vrai changement.