Au bout du fil n°26 : La Sécu, J’y tiens ! Je me Bats !

Au bout du fil n°26 : La Sécu, J’y tiens ! Je me Bats !

Après avoir, l’année dernière, organisé la privatisation rampante de la branche maladie, par la généralisation de la complémentaire santé, le Gouvernement, faussement dit de gauche, veut mettre à mal la branche famille de la Sécurité Sociale avec son « pacte de responsabilité », notamment par l’exonération totale des cotisations patronales d’allocations familiales soit 35 milliards d’euros.

Nous devons faire face à une attaque en règle de notre régime de protection sociale qui a pourtant montré son efficacité à réduire les inégalités mais aussi à réparer les méfaits du capitalisme sur la santé des travailleurs.

En parlant de méfaits, voici le témoignage d’une ex-salariée d’un des grands noms de la prestation de services en relation client.

« j’ai travaillé pendant 7 ans chez XXXX. J’ai été licenciée pour inaptitude en septembre 2012. Depuis je n’ai pas retravaillé.

J’ai repris une formation le 13 janvier pour obtenir un titre professionnel de réceptionniste en hostellerie, juste parce qu’il faut bien faire quelque chose de sa vie.

Je n’ai que 40 ans et plus aucune envie de travailler, d’être sous le joug d’une hiérarchie qui se servirait de moi comme d’un pion. Je dois faire un stage dans un hôtel en mars. Cela me rend malade.

Comment ai-je pu laisser cette entreprise faire de moi ce que je suis devenue. Anéantie et complètement paniquée à l’idée de me retrouver sous des ordres.

Je voulais simplement m’exprimer car la rage est en moi. Leurs méthodes de management sont inhumaines.

J’espère un jour me relever de ces 7 ans que j’ai pourtant laissé s’écouler sans me rendre compte de l’impact que cela avait sur moi.

Je me sens si seule et désemparée face à cette non envie de bosser. Pourtant, je n’ai jamais été fainéante ».

Nous en connaissons toutes et tous des salarié-e-s ainsi cassé-e-s par des conditions de travail de plus en plus désastreuses. A l’heure actuelle, personne n’est à l’abri d’une telle plongée en enfer !

Qu’adviendra-t-il de nous lorsque la Sécurité Sociale ne sera plus là pour nous épauler ? Pour nous permettre de reprendre pied ?

Il est donc important que nous nous mobilisions pour nous opposer à ce démantèlement de notre protection sociale.

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des salarié-e-s des centres d’appel à se joindre aux salarié-e-s des autres professions, pour faire grève le 18 mars 2014 et pour dire au haut et fort :


NON A LA CASSE DE


NOTRE SECURITE SOCIALE !!!