La représentativité syndicale et ses conséquences

La représentativité syndicale et ses conséquences

La loi du 20 août 2008 a supprimé la présomption irréfragable de représentativité au titre de laquelle était présumé représentatif tout syndicat affilié à l’une des cinq grandes confédérations désignées comme étant représentatives de droit au niveau national interprofessionnel par un arrêté de 1966. Cette loi est issue de la position commune CGT–CFDT, position commune que la Fédération CGT des Sociétés avait rejetée lors d’un vote initié par la confédération.

La représentativité syndicale est l’aptitude des organisations syndicales de salariés de représenter les salariés. La reconnaissance de cette capacité permet notamment aux organisations d’être appelées à négocier et de conclure des accords collectifs avec le patronat.

Pour tout syndicat, la représentativité repose dorénavant sur un certain nombre de critères, au centre desquels se place l’audience aux élections professionnelles. De ce fait, à chaque nouvelle élection, la représentativité est de nouveau établie.
Chacune et chacun comprend donc combien sont importantes ces élections si nous voulons peser dans l’entreprise, la branche et au niveau national. Il nous appartient donc de tout mettre en oeuvre pour que nos résultats soient à la hauteur des enjeux.

Cela passe par plusieurs éléments :

  1. La préparation des élections doit être permanente. Elle doit s’inscrire dans notre activité syndicale. Cette préparation commence dès la promulgation des résultats. Nous avons donc 4 ans pour les préparer.
  2. Il faut donc, durant ces 4 années, un travail syndical conséquent : communications, visites de sites… d’où un planning annuel à élaborer.
  3. Durant ces 4 années, il nous faut mener une bataille des idées afin que les salariés puissent s’approprier nos éléments critiques des discours patronaux et/ou gouvernementaux. Pour ce faire, tant la confédération que la Fédération multiplient les « argumentaires » pour aller au débat avec les salariés. Il faut donc savoir en user et en abuser.
  4. Enfin, la fédération s’est dotée d’outils numériques et de collectifs locaux dont il va falloir tirer parti pour se déployer.

Mais ce livret n’a qu’une ambition limitée, celle de permettre à tous d’appréhender la question de la représentativité.