ATOS : Le choix du progrès social N°1

ATOS : Le choix du progrès social N°1

Une CGT forte pour défendre vos droits

Augmenter les salaires, pas les actionnaires !

Ce sont les salariés qui engendrent les profits d’une entreprise par la mise à disposition de leur temps de travail, valorisé par leurs compétences et leur histoire. Dans un univers meilleur ce serait tout le profit qui devrait être redistribué également à l’ensemble des salariés, mais actuellement ce sont plutôt les actionnaires (peu nombreux et inactifs dans la production) qui récupèrent le fruit de notre travail. Nous, les salariés, nous vivons tous les jours la crise et ce n’est pas nouveau. Non les caisses ne sont pas vides, on l’a bien vu elles ne sont pas vides pour les banques et les actionnaires, non nous ne sommes pas satisfaits de vivre dans la crise et nous demandons plus que jamais rétribution de notre travail.
Voici les revendications que nous avons avancées lors des NAO (Négociation Annuelle Obligatoire).

Salaires :

En effet, nous réclamons une mesure d’augmentation collective des salaires d’un montant de 2 376 euros pour compenser l’inflation 2008-2009 soit :

  • Augmentation forfaitaire pour compenser l’augmentation du coût de la vie et réduire les inégalités, calculée à partir d’un taux de 2.80% pour 2008 et 1% pour 2009, multiplié par le salaire moyen (soit 198 euros par mois).
  • La mise en place de salaires minimaux :
    • En dessous de Bac +2, aucun salaire inférieur à 19 200 euros par an .
    • Bac +2 jusqu’à la position cadre, Pas de salaire inférieur à 26 400 euros .
    • Pas de cadre en dessous du plafond de la Sécurité Sociale : 34 308 euros (2009).

Tous les salariés non augmentés depuis plus de 3 ans, se doivent d’être reçus par leurs hiérarchies, pour justification, et mise en place de plan de formation ou d’évolution pour permettre la fin de telle situation.

Travail posté :

Réajustement à 8 €, de la prime forfaitaire horaire du travail posté.

Prime de transport :

Prise en charge des frais de carburant dans la limite de 200 euros par an pour les salariés qui utilisent leur véhicule personnel en plus des frais Kilométriques.

Parité Professionnelle Négociation sur l’égalité homme – femme :

Remise à niveau des salaires et des qualifications pour un même travail ou fonction. Mise en conformité des qualifications et des emplois, par catégories sociaux professionnelles. Respect de l’évolution des indices, et barèmes associés, et applications des minima par catégories professionnelles, quelques soient les conventions collectives appliquées.

Restauration :

Tickets restaurants Revalorisation à 9 €. Réajustement de la part patronale à valeur égale, aux RIE (Restaurant Inter Entreprise), à Nanterre, et dans les sites clients ayant des RIE où les salariés Atos Origin Infogérance accèdent.

Astreintes :

Revalorisation des primes d’astreintes de 20% Mise en place du doublement de la prime pour tenir compte de la pénibilité, des appels répétitifs en cas de périodes d’astreintes rapprochées. Revalorisation du plafond abonnement ADSL à 30 €, par mois, au lieu de 20 € aujourd’hui.

Télétravail :

Mise en place du télétravail permettant aux salariés de travailler de manière alternée entre le domicile et l’entreprise.

Dernière minute: Les réunions des NAO ont été repoussées. Pas la misère des « augmentations » à venir, comme on peut le constater chaque année !

Tous ensemble contre le déménagement à Bezons (95870).

La direction d’Atos Origin a décidé d’imposer le regroupement des équipes franciliennes à Bezons (95870).
Cela en niant les difficultés d’accès au site, sans se préoccuper de l’impact social sur les conditions de travail (allongement du temps de transport, stress…) de la majorité des salariés.
Ainsi selon différents scénarios :
En moyenne et par estimation, le temps de transport actuel est de 53 minutes. Il passera à 76 minutes, soit une augmentation de 23 minutes.
Près d’un salarié sur deux sera amené régulièrement à faire près de trois heures de trajet par jour. Au vu de l’allongement des temps de trajet pour l’essentiel des salariés considérés se traduira par un taux de départ supérieur d’au moins 10-15%.
D’autres choix plus centraux existent et nous en avons fait la preuve en proposant par exemple un regroupement a Bercy.
Aussi, nous, vous proposons de concrétiser votre opposition forte et de l’exprimer à la direction, organisée sur tous les sites et dans toutes les entités concernées. A l’image du rassemblement unitaire du Lundi 14-12-2009 devant les miroirs ou plus de 300 salariés ont manifesté.
Il faut continuer à se mobiliser pour obtenir que le projet de regroupement des équipes parisiennes s’effectue sur un site plus accessible avec de meilleures conditions de travail.

12 semaines de lutte !

6000 salariés en grève ! 2100 entreprises touchées ! 38 départements concernés ! Les salarié(e)s sans papiers continuent à se battre pour conquérir leurs droits. La force du mouvement ne faiblit pas. Bien au contraire, chaque jour ce sont des forces nouvelles qui le rejoignent. ! Les salarié(e)s sans papiers ont pris la parole, elles et ils ne veulent plus la perdre.
Mais aujourd’hui, plus que jamais, ils ont besoin de solidarité et d’engagement afin d’obtenir une circulaire de régularisation.

Antipathie au travail

Ici, comme ailleurs, l’avenir est bouché. Il est impossible de se projeter au-delà de quelques mois et les obstacles quotidiens prennent de plus en plus d’importance vu la difficulté à les régler.

Tout est fait pour susciter l’inquiétude, l’insécurité. Le coût du travail serait trop élevé en France. A écouter nos dirigeants, le marché impose de transférer le travail dans les pays à bas coût et pour parler correct on « offshorise ».

En bons petits soldats du grand timonier Thierry Breton ils appliquent les consignes. Alors que les concurrents d’ATOS sont à 5% d’emploi offshorisés, l’objectif pour Atos est d’y aller à marche forcée et à fin 2010 d’avoir un taux à 17% pour le groupe.

Thierry Breton avait annoncé augmenter les budgets Formation. Effet d’annonce, le résultat est qu’au 30 septembre le plan de formation n’a été réalisé qu’à la hauteur de 70% en budget et en baisse en nombre de jours .

Sur la région parisienne, c’est la dégradation des conditions de vie avec le projet de déménagement à Bezons et c’est sans parler des difficultés avec les CSP. Tout devient un problème, il faut dépenser une énergie folle.

A tous les niveaux, la pression est mise sur des objectifs inatteignables, à tous les niveaux on fait redescendre la pression sur les subordonnés. Cela participe à aider les départs « naturels » quitte à les aider encore plus avec les mobilités forcées, les missions loin de chez soi. Nous le savons, nous ne sommes pas écoutés. On reporte sur nous les difficultés du travail. C’est à nous de nous débrouiller pour atteindre des objectifs trop ambitieux avec des moyens limités, de se défoncer en permanence, sans même en recevoir de la reconnaissance.

Aujourd’hui, le travail est devenu une épreuve personnelle et individuelle. Quand quelqu’un souffre, c’est qu’il est fragile. La souffrance devient alors ingérable, car on ne peut lui donner d’autre sens que celui de l’injustice ou de l’incompétence.

A l’antipathie comme méthode de management, et produisant partout les mêmes effets, il nous faut répondre ensemble. Notre tradition est de rendre des travaux de qualité. Il faut nous faire violence pour abandonner cette tradition et remettre à l’ordre du jour des méthodes d’action comme la grève du zèle ou autre. Il nous faut redonner un sens collectif à notre travail car nous sommes tous dans une même galère.

Ce n’est qu’à ce prix que nous éviterons des drames humains.

La CGT vous présente ses meilleurs vœux

Que 2010 soit l’année de la convergence des luttes et marque une étape significative dans la construction d’une alternative globale au rouleau compresseur libéral, qui depuis maintenant un quart de siècle, provoque tant de ravages.