Journée sans informaticien à la SNCF le 1 avril 2010

Journée sans informaticien à la SNCF le 1 avril 2010

Pour le retrait d’ULYSSE
Pour la maîtrise, par la SNCF, de son système d’information
Pour un avenir pérenne des informaticiens à la SNCF

Depuis des années, le système d’information de la SNCF est en crise. La sous-traitance est générale dans les Directions (55%). Les cheminots informaticiens, répartis dans toutes les activités, n’ont plus de perspectives sur l’avenir de leur métier. La charge de travail, le blocage des embauches, l’absence d’examen, les disparités de carrière font grandir le malaise. Ainsi, le choix fait par la Direction d’une co-entreprise avec IBM, imposé comme contrepartie du contrat SNCF-Geodis, est une catastrophe.

Le projet Ulysse met en danger l’entreprise SNCF car il représente :

  • Une cohabitation avec un partenaire vorace qui ne se bornera pas aux tâches qui lui sont concédées dans un premier temps.
  • Une mise en péril pour la confidentialité de ses données et de ses processus métiers et à terme, la perte de la maîtrise de son système d’information, élément clef de l’efficacité et de la sécurité du système ferroviaire.

Le projet Ulysse met en danger l’avenir du métier informatique à la SNCF car :

  • La co-entreprise aspirera les emplois assurés aujourd’hui par les cheminots informaticiens des directions et des ASTI.

Le projet Ulysse met en danger l’emploi des salariés informaticiens prestataires car :

  • L’objectif d’économie fixée (17%) impose inéluctablement l’externalisation des emplois dans des pays à faible coût de main d’oeuvre.

Cheminots et prestataires, ensemble prenons notre destin en main, revendiquons :

  1. L’abandon d’ULYSSE et de tous les projets d’externalisation.
  2. La ré-internalisation des missions dans tous les domaines (AMOA, MOE, Intégration, Exploitation, Architecture, Expertise…) et la garantie de la pérennité de ces missions.
  3. Le contrôle du système d’information exercé pleinement par l’EPIC SNCF pour assurer la pérennité de l’entreprise intégrée, de ses missions de service public et le maintien de l’emploi sur le territoire national.
  4. La maîtrise d’œuvre SNCF réalisée avec un faible volume de sous-traitance garantissant la confidentialité des données, la connaissance métier et la maîtrise des systèmes.
  5. Une véritable politique de l’emploi informatique en interne à la SNCF, appuyée par des embauches au statut et l’organisation d’un examen de TAD informatique sur l’ensemble des Régions et Directions.
  6. Des engagements pour l’avenir de la filière Administrative spécialité informatique dans les DSI et dans les ASTI, et de tous les agents qui travaillent pour le système d’information de la SNCF.
  7. Une politique d’achats efficiente pour toutes les prestations (matériels, logiciels, choix des SSII) garantissant notre indépendance des constructeurs et éditeurs.
  8. Le respect des droits syndicaux élémentaires et des Instances Représentatives du Personnel.

L’informatique est vitale pour le chemin de fer moderne. Les informaticiens en participant tous à la journée sans informaticiens à la SNCF, affirmeront leur refus du projet Ulysse et leur volonté d’assurer un avenir pour leur métier à la SNCF.

Pour l’emploi, l’avenir de la SNCF et du service public, il est urgent d’arrêter ce projet.

Tous en grève… le 01 avril 2010 Sécurisons ensemble le présent et l’avenir