L’En’robé n°169

L’En’robé n°169

La réunion de la CPPNI s’est tenue le 17 janvier 2020. La question des minima salariaux a été abordée. Le dernier accord date de février 2019 avec application au 1er janvier 2019. Une augmentation de 2% avait eu lieu, transformant la grille ainsi :

Niveau Coef Valeur du point Salaire minimal au 1er janvier 2019
IV
 
 
 
207
7,45
1 542,15
215
7,37
1 584,55
225
7,18
1 615,50
240
6,93
1 663,20
III
 
 
 
 
 
 
240
6,93
1 663,20
250
6,93
1 732,50
265
6,93
1 836,45
270
6,93
1 871,10
285
6,93
1 975,05
300
6,93
2 079,00
350
6,93
2 425,50
II
 
 
 
385
6,93
2 668,05
410
6,93
2 841,30
450
6,93
3 118,50
480
6,93
3 326,40
I
 
510
6,93
3 534,30
560
6,93
3 880,80

C’est donc à partir de cette grille minimaliste que les négociations se sont déroulées. Alors que le SMIC a augmenté de 1,2%, le patronat a d’abord proposé 1%. Pourtant l’augmentation de l’alimentation a été de 2,1% et les produits de première nécessité de 2,2%. Après débat, le patronat a proposé +1,5% au 1er juillet 2020. Il a justifié sa position par, notamment, « la grève » des employeurs contre la réforme de retraites. Est-ce à dire que ce sont les salariés qui doivent faire les frais de ce mouvement, par ailleurs, tout à fait justifié !!!

En tout état de cause, le compte n’y est pas. La CGT réclame qu’aucun minima ne soit en dessous de 1800€, et un minimum pour les cadres correspondant au Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale.

En effet, peut-on vivre avec moins de 1800€ par mois ? Déjà que ce montant lui-même ne permettrait pas de faire des folies. Mais nous estimons que ce serait une réelle avancée sociale. La profession ne semble pas aller dans ce sens…préférant, à l’évidence, cultiver la précarité.