Bulletin d’information des salariés des cabinets d’avocat n°128

Bulletin d’information des salariés des cabinets d’avocat n°128

L’avenant n°119 du 8 juin 2018 relatif aux salaires vient d’être étendu par un arrêté du 8 février 2019.

Il rend obligatoire pour tous les cabinets le salaire brut minimum… à partir du 1er juillet 2018 comme le stipule l’avenant :

Niveau
Coef.
Valeur du point
Salaire brut minimum au 01/07/2018
4
207
7,30
1 511
215
7,23
1 554
225
7,04
1 585
240
6,79
1 630
3
240
6,79
1 630
250
6,79
1 698
265
6,79
1 800
270
6,79
1 833
285
6,79
1 935
300
6,79
2 037
350
6,79
2 377
2
385
6,79
2 614
410
6,79
2 784
450
6,79
3 056
480
6,79
3 260
1
510
6,79
3 463
560
6,79
3 803

Il est rappelé que treize mensualités doivent être payées en application de l’article 12 modifié par l’avenant 46 de la Convention Collective. »

Lors de la CPPNI du 15 février 2019, la question des minima conventionnels était de nouveau à l’ordre du jour. Le patronat, dans sa très grande bonté, a proposé une augmentation « royale » de 1%. C’est ce qu’il a appelé « une avancée sociale de grande ampleur ».
La CGT a demandé que le coefficient 207 soit à 1800€ et le 1er coefficient cadre, au Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale.

En effet, il ne suffit pas de prendre en compte le seul indice Insee du coût de la vie, par ailleurs critiqué par l’OFCE et des statisticiens de l’Insee, au regard, notamment de « l’effet qualité ». Il n’est pas possible d’ignorer le poids des dépenses contraintes (loyer, eau, électricité…) passé de 12,4% du revenu disponible en 1951, à 30% en moyenne en 2017. Les rapports de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Évaluation et des statistiques du ministère des solidarités et de la santé montre que ces dépenses sont en % plus importantes que le niveau de revenu est bas.

Nous n’avons pas vocation à gérer la misère dans la branche, mais à permettre aux salariés de vivre décemment. Cela passe par une réelle augmentation des minimas.