Bulletin d’information des bureaux d’études n°45

Bulletin d’information des bureaux d’études n°45

Outre le « pacte d’irresponsabilité », [cf. bulletin d’information précédent], la réunion du 10 septembre 2014 a aussi porté sur la complémentaire santé, l’égalité professionnelle et une présentation de FO concernant les augmentations des minima conventionnels.

La complémentaire santé :

Chaque organisation s’est exprimée (enfin pourrions-nous dire) sur les points structurants de l’accord.

La CGT l’avait fait il y a déjà plusieurs mois en proposant un accord sur la complémentaire santé. La majorité des organisations syndicales s’est prononcée pour un seul régime de base, c’est-à-dire sans les trois ou quatre options, que tentaient de faire passer SYNTEC et CINOV, qui se traduirait par un régime de base minimum avec des régimes optionnels. Dans ce cadre, la participation du patronat passerait sous les 50%.

Quant au débat labellisation/recommandation, la majorité des organisations syndicales a opté pour la deuxième. Enfin, au niveau des ayants droits, le foyer social a sa préférence.

Le patronat a été décontenancé par cette ligne de conduite et doit se réunir sur le sujet pour les suites à donner.

Notre appréciation

Nous ne pouvons qu’être satisfaits de cette orientation de la majorité des organisations syndicales. Ce n’est qu’un premier pas, certes fragile, pour qu’un régime frais de santé de haut niveau soit négocié.

Mais nous allons continuer à oeuvrer dans ce sens.

Egalité professionnelle femme-homme

La négociation suit son cours. Mais d’ores et déjà, il est possible de dire qu’en la matière, l’accord est loin d’être novateur. Nous y reviendrons dans un prochain bulletin d’information.

Minima conventionnels

FO a fait des propositions d’augmentations des salaires minimaux alors que celles-ci devraient être négociées en octobre. FO propose une augmentation de 2% en moyenne sur les minima de grille. De ce fait, cette augmentation ne répond pas à la nécessité pour les ETAM de pouvoir vivre décemment, notamment concernant les premiers niveaux, et continuer à casser le statut cadre en creusant toujours un peu plus l’écart entre le premier niveau des minima cadre et le Plafond Minimum de la Sécurité Sociale.