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TELEPERFORMANCE et le label “ Great Place to Work”

Teleperformance, société française leader mondial des centres d’appels, vient d’être reconnue comme l’un des « 25 meilleurs employeurs dans le monde » par le magazine Fortune et l’institut Great Place to Work (lieu de travail formidable). Ce prix vient récompenser un groupe dont les pratiques de management sont pourtant pointées du doigt depuis de nombreuses années par la CGT.

Comment Teleperformance France peut-elle obtenir ce label ?

La question est réelle et sincère car nous salariés qui y travaillons quotidiennement n’avons pas l’impression d’être dans une entreprise où il fait bon travailler, bien au contraire. Comment Teleperformance, qui viole impunément le droit des travailleurs, a pu être récompensé ?

Une Egalité Femme/Homme prônée mais où la place des femmes ne se résume pourtant qu’à des postes d’assistantes, qu’elles aient ou non plus de diplômes que les hommes.

Ce lieu de travail « Great place To Work » est un des lieux professionnels signalé pour abus du droit du travail et du respect de l’humain pour ses mauvaises conditions de travail.

La fédération internationale des travailleurs des télécommunications, appuyée par la CGT, UNI Global Union, a déposé une plainte à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en 2020 qui dénonce des bénéfices sur “fond de conditions inéquitables et dangereuses pour les travailleurs”.

Le droit de grève remis en cause par l’Entreprise et qui va jusqu’à sanctionner les salariés pour ce motif.

Des salariés, présents sur 13 centres en France, en souffrance sur site ou en télétravail pour qui les hypothétiques solutions ne sont que trop souvent curatives et jamais préventives.

Les temps non productifs comme les pauses pour aller aux toilettes sont toujours chronométrées à la minute près.

Des travailleurs sous payés où tout est prétexte pour pénaliser et impacter les salariés sur leurs salaires.

Comment peut-on obtenir ce label quand on priorise le virtuel en poussant le TP CLOUD CAMPUS (offre commerciale pour promouvoir le travail à distance auprès des clients) et en mettant de côté l’Humain?

L’objectif clairement annoncé par l’entreprise : multiplier les logiciels qui sauront détecter et analyser la moindre de nos émotions. En clair les conseillers seront moins nombreux, et seuls resteront les plus performants avec un maximum de logiciels qui analyseront et décrypteront les expressions écrites, orales et physiques.

Comment ne pas s’interroger sur cette certification quand on sait que celle-ci est payante et que l’entreprise cliente établit elle-même un dossier de « bonnes pratiques » qui compte pour un tiers de la note de la labellisation.

Pour la CGT ce label n’est qu’un produit marketing qui permet à Teleperformance de se donner une bonne image mais qui ne reflète en aucun cas ce que vivent quotidiennement les salariés.

Ce label vient finalement récompenser une entreprise qui traite de la pire des façons ses salariés et qui lui permet de lever la majoration de 200% imposée par la CARSAT.

La CGT, avec les salariés, agit contre la déperdition du travail en France pour des raisons « d’économies », de réduction des coûts salariaux, par une entreprise qui est grassement aidée par l’Etat (les pauvres ce n’est pas comme s’ils étaient bien placés et cotés au CAC 40…), et qui lui confie le traitement des appels pour la Direction Générale de la Santé.

La CGT invite les salariés de Teleperformance à se mobiliser et à agir pour empêcher la délocalisation des emplois sur fond de mise en concurrence sociale.

TELEPERFORMANCE et le label “ Great Place to Work”