SOPRA-STERIA : Lettre d’info CE I2S & SSG – Novembre 2018

SSG : Résultats et stratégie

Présentation des données économiques et une nouvelle entrave au CE par le DG :

Cette réunion du CE, le 26 octobre, a donné lieu à de vifs échanges la direction fournissant les données en séance (tableau au format A4 sur papier avec des caractères minuscules) alors qu’elles étaient transmises avec l’ordre du jour.

Il apparait une crainte de fuite de la part du CE (vu du côté direction) !

Côté chiffre :

  • Le résultat de la filiale SBS (Banking) est mauvais. Sur les licences, une grosse affaire de 15 millions est reportée à l’an prochain sans certitude de signature.
  • Il y a une alerte de Surchauffe (plus forte que prévue) avec Cassiopée qui enregistre une croissance de 100% en 1 an : 15 millions à reproduire et les ventes sont « stoppées ». Portefeuille de 30 clients. En conséquence, Renforcement sur les projets (expertise, études et industrialisation).
  • Et une annonce d’acquisition, payés sur fonds propres (asset finance : automobile – offre APAP 100 millions avec 26 à 27% de marge, très rentable en mode SAS – et biens équipement).

En conclusion du DG :

Nous ne sommes pas dans le rouge avec 7,5% de marge. Le Chiffre d’affaire est bon… et il n’y a pas d’alertes chez nos clients. Ce ne sera pas facile d’ici 1 à 2 ans. On ne peut pas exclure d’OPA (rachat de SopraSteria) mais le risque est faible car le noyau d’actionnaires est stable.

I2S : On ne cède pas au chantage

Lors du CE I2S du 25 octobre, Jean Marie SOUCHU, Directeur de la BU INFRASTRUCTURE MANAGEMENT a considéré que les expertises actuelles sur le référentiel métier, le règlement intérieur et ses annexes ainsi que celle sur les risques psychosociaux affectaient le chiffre d’affaire I2S.

Il a déclaré qu’il sera obligé de réduire de 45 le nombre de certificats.

La CGT Sopra Steria considère que cette position est à l’encontre des intérêts des salarié-e-s qui bénéficieront de moins de formations certifiantes et constitue un chantage pour faire culpabiliser les élu-e-s des CHSCT qui n’ont fait que leur travail pour veiller sur la santé le bien être des salarié-e-s en considérant que les projets présentés modifient les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail prévus à l’article L.4612-8-1.

Nous rappelons à la direction I2S que les expertises mettent en lumière :

  1. Les problèmes d’organisation et de gestion des chantiers, qui mettent les salariés en difficulté et sont source de tensions relationnelles
  2. Le manque d’accompagnement des salarié-e-s, dans un contexte de changements importants (nouveau modèle d’organisation du travail, nouvelles activités et tâches pour certains)
  3. Les causes de la souffrance au travail et ses conséquences sur la santé des salarié-e-s.