NRS : Orange Applications for Business, Apocalypse NAO

NRS : Orange Applications for Business, Apocalypse NAO

Lors de notre passage sur différents sites, un fort mécontentement s’est exprimé de la part des salariés sur la politique salariale et l’accord “Négociation Annuelle Obligatoire” (NAO) proposé par la direction.

La dernière réponse de la direction :

  • 1,45% de la masse des salaires des salariés éligibles (MSE), soit environ 1 M€.
    Avec une augmentation minimum de 1,5% et une enveloppe qui comprend également le “comité carrière” le nombre de bénéficiaires sera objectivement limité !
    Pour rappel les dividendes qui seront remontés à NRS seront de 5 M€ soit 7,3% de la MSE !
  • Un budget de primes exceptionnelles de 125 000 €. Avec un minimum de 500 € il n’y aura que 250 “chanceux maximum.
  • Un budget “convivialité” de 60 000 €, dont personne ne sait à quoi il va servir concrètement.

Sous couvert de faire prévaloir “l’équité par rapport à l’égalité“, notre employeur plébiscite les augmentations individuelles qui permettraient de bien “gérer les disparités” ; cela permettrait aussi de mieux reconnaître la performance individuelle. Vous comprendrez qu’individualisé, le salarié devient fragile et malléable à souhait. Pour l’employeur il faut valoriser le collectif mais pas dans les salaires !

Pour information, seule la CGT NRS a demandé des mesures collectives, comme il en existe à Orange SA.

N’en restons pas là, ne baissons les bras

Il est admissible et injuste que l’employeur et Orange SA base notre “business model” sur la précarisation et l’individualisation de ceux qui produisent la richesse : vous !

Avec des salaires au rabais, c’est votre travail qu’on déqualifie.

Les augmentations à la tête du client, c’est illégal !

Une jurisprudence récente est venue rappeler la nécessité d’appliquer le principe d’égalité de traitement appliqué aux augmentations individuelles et le principe “à travail égal, salaire égal” (principe rappelé aussi par la CNIL).

Les critères de “forte sélectivité” prônés par la direction doivent être basés sur des critères objectifs, pertinents et vérifiables d’évaluation.

Or, l’accord (N)AO signé ne prévoit aucun critère objectif => l’accord est potentiellement nul.

Ce qui veut dire que tout salarié non-augmenté, sans raison objective et pertinente, subit une discrimination, ce qui est un délit passible de sanctions civiles et pénales.