L’écho de la presta n°19 : Coup de gel sur les salaires !

L’écho de la presta n°19 : Coup de gel sur les salaires !

Le patronat de la branche a encore une fois fait la preuve de leur archaïsme en matière sociale.

Sur la prévoyance, au lieu d’essayer de comprendre, voire de prévenir, l’augmentation du nombre d’incapacités temporaires de travail (arrêts maladie de plus de 90 jours), les organisations patronales préfèrent piocher les réserves du régime décès. Beaucoup moins sollicité fort heureusement. Ainsi elles ne risquent pas de se voir reprocher leurs responsabilités dans la dégradation de l’état de santé de leurs salarié-e-s, et se voir imposer l’ouverture de négociations sur l’amélioration des conditions de travail.

En matière salariale, il en va de même. Lors de la dernière réunion paritaire, le patronat a proposé une hausse de la valeur du point de 0,76% (le point passant de 3,322 à 3,346 €), conjuguée à une modification des indices de rémunération à la hausse pour les coefficients 120 à 220, et à la baisse pour les autres.

Cette mini refonte de la grille de rémunération n’a pas d’autre but que de limiter l’augmentation des salaires minima :

  • +0,95% en moyenne pour les employés ;
  • +0,05% en moyenne pour les Techniciens/Agents de Maîtrise ;
  • +0,01% pour les cadres.

Les cadres seront ravi-e-s d’apprendre que les 4 premiers niveaux de leur catégorie sont en dessous du Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS qui équivaut à 3 129 €) qui sert de base à leur cotisation retraite spécifique.

Le coefficient 120 serait donc porté à 1 445,47 € soit + 0,09€ au-dessus du SMIC. A ce niveau là, ce n’est plus une augmentation, c’est une aumône !

Il est évident que cette proposition a créé la colère au sein des délégations syndicales, ce qui a offert le prétexte nécessaire à la délégation patronale pour quitter la table de négociation.

Tout cela démontre bien un refus de reconnaître la complexification des tâches à accomplir, de la de la polyvalence croissante, des multi-activités imposées à de plus en plus de salarié-e-s de la branche.

Il est grand temps de réagir, et comme seul rien n’est possible, il y a un vrai besoin que l’ensemble des salarié-e-s s’unissent, et s’organisent en syndicat, dans leurs intérêts communs face à un patronat qui les spolie des richesses qu’ils/elles créent.

POUR ÊTRE PLUS FORT,
SYNDIQUEZ-VOUS CGT !